Avenir du réseau de transports francilien : le Front National tire la sonnette d'alarme !

Audrey guibert 1Communiqué d'Audrey Guibert, conseillère régionale de la Région Ile-de-France et administratrice à Ile-de-France mobilités (ex-STIF)

A la lecture du rapport traitant du débat d'orientation budgétaire qui sera présenté au conseil d'administration d'Ile-de-France mobilités (anciennement STIF) le mercredi 15 novembre, le Front National s'inquiète vivement de la santé du réseau de transports francilien. 

 

Ce rapport indique notamment qu'il reste pour Ile-de-France mobilités 5,5 milliards d'euros de programmes engagés mais restant à financer sur la période 2018-2030 et que pour subvenir à la hausse des investissements (dont le Grand Paris Express est en grande partie responsable) sur les années à venir, il faudra engager une progression des « recettes de trafic » de 4% par an.

Autrement dit, on peut s'attendre dans les prochains mois à des hausses perpétuelles sur le taux du versement transport mais surtout sur l'offre tarifaire. De mauvaises nouvelles sont donc à venir pour les entreprises et usagers franciliens qui n'ont vu ces derniers mois que des augmentations de tarifs sans pour autant voir d'amélioration de conditions de transport…

L'accroissement des dépenses notamment dû aux chantiers du Grand Paris Express - que nous contestons depuis des années en raison de son coût faramineux pour les Franciliens et du manque de pertinence qu'il représente au regard des enjeux de mobilité dans la région - n'est plus tenable. Autre indicateur tout aussi alarmant, celui de l'encours de la dette. Alors qu'au 31 octobre 2017, l'encours de dette d'Ile-de-France Mobilités était de 1,6 milliard d'euros, celui-ci atteindra près de 10 milliards d'euros en 2026. Par ailleurs, il apparaît également que l'épargne brute serait négative à compter de 2023. Cette situation nous conduira inévitablement à un point de non-retour d'ici quelques années si aucun revirement n'est pris pour freiner cette fuite en avant. De son côté, l'efficacité du réseau existant est déjà assez mal en pointe comme le prouvent les problèmes quotidiens s'accumulant sur les différentes lignes de RER et métro.

C'est pourquoi il est primordial de revoir le sens des priorités : les chantiers budgétivores du Grand Paris Express ne doivent en aucun cas primer sur les projets et travaux déjà en cours sur le réseau. L'urgence est véritablement de remettre en état le réseau d'infrastructure, de renouveler le matériel, d'améliorer les situations primaires telles que la ponctualité, l'accessibilité… En bref, de répondre aux attentes premières des usagers qui souffrent des carences et orientations politiciennes.

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